29 février 2008
Deux haïkus et deux fibhaïkus
Un haïku de Gauedamus
racine carrée
tu m'as donné bien du mal
je t'ai enfin trouvée
Un haïku de José Chanly
Trois zéros
survolant Pearl Harbor
vous foutent en l'air les mathématiques
viens
là
mon coeur
mon bébé
viens que je t'embrasse
toi que j'aime plus que tout au monde
Et un deuxième
Un fib est sur six lignes, vingt
syllabes, comptées
Un, un, deux
trois, cinq
Huit
TOP !
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13 février 2008
L'art de la sextine
Dans "sextine" il y a six,
le spécialiste appelerait ça une n-ine,
qui n'est ni très sérieux ni très joli
mais une chose est claire
mieux vaut un écrivain arpette
pour la nommer , qu'un mathématicien !
Et l'unique cordeau des trompettes marines...
mais non je ne m'appelle pas Apollinaire
pour fabriquer aussi bien
tant de rimes tellement parfaites
et de vers si polis
comme les roses qui fleurissent.
Inutile non plus de m'appeler Baudelaire
sinon j'appuie sur la gachette,
et avant que vos forces ne s'affaiblissent
comme vous avez déjà bien pali,
pour vous requinquer, non d'un chien,
reprenez quelques vitamines
De la sextine partons à la conquête,
en créer une n'est point folie,
il suffit de permuter les rimes
des deux premieres strophes, l'ordre choisissez bien
et sans complexe, que les autres se finissent
en décalant régulièrement cet air.
Attaquez sans un pli,
Ne vous fachez en rien,
et ne crachez pas, tel un dromadaire,
numérotez simplement chacune jusqu'à six
suivez les terminaisons de manière fine,
puis de cette permutation vous atteindrez le faîte.
Vous voyez bien,
si je termine celle-ci avec "saucisse"
c'est qu'à la précédente "en rien" il a fallu que je mette,
j'espère que vous devenez ami de la sextine
car j'aimerais bien être le père
d'un cours qui anobli plutôt que vous amoli.
Signature de la sextine
Leguay fait très bien Baudelaire
Pour vous faciliter cette fine conquête
Afin qu'un jour, les sextines fleurissent....
"Mathématiques et littérature" PDF de Michèle Audin : ICI
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26 novembre 2007
Patrick Dubost : Matheux et Poète
Sa Biographie
Jardinier sur son balcon
Sportif à ses belles heures
Tendresse pour les monastères
Tout parce qu'il n'a qu'une seule vie
Lecteur incertain de polars avant dormir
Etudes de mathématiques et de musicologie
Cycliste du dimanche (juste un ou deux par an)
Voyager, bien sûr, mais dans les bagages de sa poésie
Joueur infatigable, voire obsessionnel (dont l'informatique)
Depuis la petite enfance, que ne ferait-on pas pour ne pas mourir ?
A construit sa vie sur l'écriture, et sur comment la parole naît de l'écrit
Père amateur (oups) de deux enfants magnifiques (mais grands et tirés d'affaire)
Enseigne les mathématiques dans un lycée à Lyon, parfois à mi-temps, parfois à temps complet
Professeur mal noté par les inspecteurs de l'Education Nationale (ce qui est bon signe ?)
Ecrit aussi sous le nom d'Armand Le Poête, faute d'écrire sous trois mille noms
Passionné d'astronomie, de cosmologie et certains domaines de la physique
Musicien amateur (claviers, flûtes, harmonica, clarinette, etc...)
Ne parle aucune langue sauf celle qui est dans sa bouche
Bricoleur sympathique, incompétent et versatile
Aimerait un jour quand même en anglais
Une langue qui ne soit pas maternelle
Athée contemplatif et actif atypique
Mécanique quantique et relativité
Surtout ne pas vivre trop vieux
Attend la mort sans réfléchir
Attend le tramway pareil
Danseur protohistorique
Frère avec les animaux
Voit le chaos partout
Ne s'ennuie jamais
Le site de Patrick Dubost : ICI
Le 29 novembre, le Cœur des sciences vous invite à vivre une expérience hors du commun avec la lecture/performance de Patrick Dubost, mathématicien et poète, et de Vincent Dionne, compositeur de musique électroacoustique : la suite ICI
18:10 Publié dans Arts, Hommes et femmes, Poésies | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie, infos
19 novembre 2007
Haïku du jour
Alexis Lemaire, prodige français des mathématiques
Il arrache vite
72 secondes
Pour une racine
Dans son contexte original sur le blog POESIES GAUDEAMUS "Le Moulin à Farine"
08:30 Publié dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : haïku, lemaire, poésie, blog
08 novembre 2007
Maths et poésie : Vian et Desnos
La catégorie " Maths et poésie" du blog " Je voudrais pas crever avant d'avoir..." où l'on retrouvera ce texte de Vian et ceux de Desnos: ICI
Il y a des racines de tout' les formes
Des pointues des rond' et des difformes
Cell' de la guimauve est angélique
Et la mandragore est diabolique
Il y a un'Racin' qu'est un classique
Mêm' s'il nous bassin' on n'y peut plus rien
Mais la racine que j'adore
Et qu'on extrait sans effort-eu
La racin' carrée ma préfé-rée.
Couplet
Une racine qu'a un aspect louche
C'est celle de l'arbre de couche
Le drogué vend son âme
Pour cell' de l'arbre à came
Si la racine de manioc a
De quoi fair' du tapioca
Evitons tout'not'vie
(de bouffer) Celle du pissenlit
Refrain 2
Le radis, l'navet ou la carotte
Vous connaissez celle de la bruyère
Dans laquell' on taille des pip' en terre
Il y a la racin' de canne à pêche
Cultivez-la donc, qu'est-c' qui vous en empêche?
Mais la racine que j'adore
Donnez m'en-z-encore, encore
La racine carrée c'est ma préfé-rée.
21:15 Publié dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, poésie, vian, desnos
08 octobre 2007
Les contemplations - Victor Hugo
Après l’abbé Tuet, je maudissais Bezout ;
Car, outre les pensums où l’esprit se dissout,
J’étais alors en proie à la mathématique.
La suite sur le blog d'ABC Maths : ICI
08:15 Publié dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
22 septembre 2007
Mathématiques et littérature
Si vous voulez connaître la sextine et les permutations qui lui sont associées, comme l'inventa Arnault Daniel au 13ème siècle et peut être en réaliser une en suivant son modèle :
Lo ferra voler qu 'el cor m'intra
no 'm pot ges becs escoissendre ni ongla
de lauzengier qui pert per mal dir s'arma ;
e pus no l'aus batr'ab ram ni verja,
sivals a frau, lai on non aurai oncle,
jauzirai joi, en vergier o dins cambra.
Quan mi sove de la cambra
on a mon dan sai que nulhs om non intra
— ans me son tug plus que fraire ni oncle —
non ai membre no 'm fremisca, neis l'ongla,
ainsi cum, fai l'enfas devant la verja :
tal paor ai no 'l sia prop de l'arma.
Del cor Li fos, non de l'arma,
e cossentis m'a celât dins sa cambra,
que plus mi nafra 'l cor que colp de verja
qu 'ar lo sieus sers lai ont ilh es non intra :
de lieis serai aisi cum carn e ongla
k non crairai castic d'amie m d'oncle.
Ane la seror de mon oncle
non amei plus ni tan, per aquest 'arma,
qu'aitan vezis cum es lo detz de l'ongla,
s'a lieis plagues, volgr'esser de sa cambra :
de me pot far l'arnors qu 'ins el cor m'intra
miels a son vol c 'om fortz de frevol verja.
Pus floric la seca verja
ni de n'Adarn foron nebot e oncle
tan fin'amors cum selha qu'el cor m'intra
non cug fos une en cors no neis en arma :
on qu 'eu estei, fors en plan o dins cambra,
mos cors no 's part de lieis tan cum ten l'ongla.
Aissi s'ernpren e s'enongla
mos cors en lieis cum l'escors'en la verja,
qu 'ilh m'es de joi tors e palais e cambra ;
e non am tan paren, fraire ni oncle,
qu 'en Paradis n'aura doble joi m'arma,
si ja nulhs hom per ben amar lai intra.
Arnaut tramet son chantar d'ongl'e
d'oncle a Grant Desiei, qui de sa verj'a l'arma,
son cledisat qu'après dins cambra intra.
Mais peut-être préférez vous le carré Gréco-latin ou les pseudo-quenines.
Si vous avez aussi quelque intérêt pour l'Oulipo et leurs membres célébres, mais que vous ne détestez pas les mathématiques....
Rendez-vous ICI ( ou ICI ) pour la lecture de l'article (PDF): "Mathématiques et littérature" de Michèle Audin sous-titré à très juste titre et non sans humour " Un article avec des mathématiques et de la littérature".
17:35 Publié dans Arts, Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mathématiques, oulipo, poésie, permutation, pdf
20 août 2007
Le sens de la formule
Un chat avec un citron vert sur la tête m’a posé par Ax+B=0 une drôle de question. Etant donné mon prénom, les Math(s) ne sont ni plus ni moins que ma problématique existentielle. Matheux, Matthieu ? Lettre ou ne pas l’être telle est l’équation… à plusieurs inconnues.
Or, on m’a toujours appris à ne pas développer(-couché) avec des inconnues. A l’école, j’étais polygone, plutôt bon sur tous les côtés et même en géométrie j’avais le compas dans l’oeil, mais en quatrième ce fut un virage à angle droit. J’ai commencé à voir les maths sous un angle plus obtus ou, si vous préférez, sous le prisme utilitaire du : “Et puis d’abord, à quoi ça sert ?”...
La suite ICI sur le blog Frenchmat
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30 juin 2007
Comment Tartaglia présenta sa solution historique ?
Au XVIème siècle, en Italie, les mathématiciens s'affairaient à résoudre les équations du 3ème degré, saine occupation qui déchaina néanmoins les passions. Tartaglia et Cardan furent les plus célèbres acteurs d'une transmission de méthode de résolution bien difficile mais faite de façon poétique. C'est dans les vers suivants que les mathématiques firent un pas de géant :
Quando che'l cubo con le cose appresso
Se agguaglia a qualche numéro discrète :
Trovati dui altri différent! in esso.
Dapoi terrai, questo per consueto,
Che'l loro produtto, sempre sia eguale
Al terzo cubo délie cose netto ;
El residuo poi suo générale,
Delli lor lati cubi, ben sottratti
Varrà la tua cosa principale.
In el secondo, de cotesti atti ;
Quando che'l cubo restasse lui solo,
Tu osserverai quest' altri contratti,
Del numer farai due, tal part'a volo,
Che l'una, m l'altra, si produca schietto,
El terzo cubo délie cose in stolo ;
Délie quai poi, per commun precetto,
Torrai h lati cubi, insieme gionti,
Et cotai somma, sarà il tuo concetto ;
El terzo, poi de questi nostri conti,
Se solve col secondo, se ben guardi
Che per natura son quasi congionti.
Questi trovai, et non con passi tardi
Nel mille cmquecent'e quattro e trenta ;
Con fondamenti ben saldi e gaghardi
Nella Città del mar intorno centa.
Impressionnant n'est-ce pas ?
Pour un début de traduction : ICI
Et pour la fin du poème ça ressemble à :
Je trouvai tout ceci, et sans m'attarder
En l'an mil cinq cent trente-quatre;
Sur des fondements solides et inébranlables
Dans la Cité tout entière ceinte par la mer.
Les mésaventures d'un mathématicien à la Renaissance rédigées de façon humoristique par Jean-Marc Dewasme ( PDF ) : ICI
Littérature : Histoire des sciences en Italie depuis la renaissance des lettres jusqu'à la fin du XVIIème par Guillaume Libri : ICI
16:05 Publié dans Culture Générale, Hommes et femmes, Poésies, Pour le prof de maths | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mathématiques, poésie, tartaglia, histoire, fontana, cardan
L'or noir
[...]
Un souffle de vent et immobile, je repars avec toi.
Je te regarde, de loin, la grâce de ta silhouette, ta chevelure fière et noire, ton corps de femme qui danse le ballet de la vie. Je me demande si tu as parlé à Hypatie, si tu as lu ses commentaires sur L'Arithmétique de Diophante ou sur Les Tables de Ptolémée.
J’avais été frappé par la clarté de ses remarques sur Les Coniques d'Apollonius de Perga.
[...]
L'intégralité de ce très beau texte ICI
14:10 Publié dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, poésie, hypatie









