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30 septembre 2007

Chronologie de la vie de Clairaut

6ad81a7538517525132f0f9797d5d62b.pngAlexis Clairaut est l'un des plus grands mathématiciens de son temps.

Il lit son premier mémoire à l'Académie des sciences alors qu'il n'a pas treize ans, devient académicien à dix-huit ans, participe à l'expédition en Laponie destinée à vérifier l'aplatissement de la Terre aux pôles, détermine par le calcul le mouvement de la Lune et le retour de la comète de Halley.

Le cœur de ce site est une base de données sur la vie de Clairaut dont les enregistrements sont progressivement mis en ligne

L'éditeur du site : Ancien chercheur en mathématiques reconverti dans l'édition, il est l'auteur du roman Le théorème de Travolta et le rédacteur en chef du magazine de mathématiques pures et épicées Quadrature. Il est publié par la société EDP Sciences pour le compte de laquelle il assure également des développements informatiques liés aux éditions électroniques des revues.

Le site " Chronologie de la vie de Clairaut " : ICI

 

Maths et TICE vus par Serge Secconi

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La Gallerie complète de Serge Secconi à ne pas manquer : ICI

Si vous utilisez une illustration de Serge, veuillez le prévenir par mail.

29 septembre 2007

Eratosthène et Anaxagore

5e34092e93363c4d403bd06bf8d951fb.jpgAnaxagore de Clamozènes (500-428 av. J.-C.) s'était trompé.

Il savait que la distance entre Alexandrie et Syène ( Assouan) était égale à 5 000 stades, soit 800 km environ; en estimant certainement que les caravanes de chameaux mettaient cinquante jours pour venir de Syène à Alexandrie et parcouraient environ 100 stades par jour, la distance entre les deux villes devait être d'environ 5000 stades, soit 800 km.

Il savait aussi qu'un gnomon ( bâton ) vertical planté à Syène n'a pas d'ombre à midi le jour du solstice d'été, alors que le même jour et à la même heure, les rayons du Soleil font un angle de 7° avec un gnomon vertical à Alexandrie.

Malgré cela Anaxagore conclue que la Terre est plate. Pourquoi ?

0f78313cd4a3b10ab31a16f766a642b8.jpgTout simplement parce qu'il considère que le soleil est trop proche de la terre pour que l'on puisse considérer ses "rayons" parallèles. Afin de visualiser l'expérience, cliquez sur le lien suivant, ICI, double-cliquez sur l'animation puis positionnez le curseur en haut à droite sur Anaxagore. Faites apparaître le gnomon, afin de rendre l'ombre du gnomon visible, c'est le curseur en bas à gauche.

Pour la « petite histoire », le philosophe Anaxagore avança une théorie scientifique du Soleil qui niait l’existence d’Hélios. Il proposa que le Soleil n’était autre qu’une masse incandescente plus grande que les terres du Péloponèse. Pour cette offense, il fut emprisonné puis condamné à mort.

3460125aa98c5abea5feae0ce6953c3e.jpgAvec les
mêmes résultats, Eratosthène (vers 276-vers 194 avant J.-C.), calcula le périmètre de la terre avec seulement une erreur de 2 % et quelques années auparavant, Aristarque de Samos affirmait déjà que la terre tournait autour du soleil !

Eratosthène compris que le soleil devait être très éloigné de la terre et que l'on pouvait considérer ses "rayons" comme étant parallèles. Revenez à l'animation précédente et déplacez le curseur sur Erathostène pour visualiser cette différence fondamentale.0017a069a7bd498a5e300bfc225cd6b8.jpg

Avec ces moyens très rudimentaires, Eratosthène évalue le rayon de la terre à environ 6500 km et sa circonférence à 39375 km, ce qui est très proche de la réalité ( 40 075,017 km par l'équateur et 40 007,864 km par les pôles).

Je vous conseille en passant d'aller voir la page ( et le site ) de " Mathématiques Magiques" : Mesurer la circonférence de la terre, ICI, vous pourrez y faire varier la distance entre les deux villes où des mesures sont faites. Deux exemples sont donnés en fonction du fait que les villes sont ou non dans le même hémisphère.


d6098428db4a4e8fe6a2c7c4ff0c221d.jpgEratosthène aujourd'hui :

La mesure de la terre avec la méthode d'Eratosthène est actuellement  pratiquée par de nombreux établissement scolaires.
Il suffit de trouver une classe dans un établissement situé de préférence sur le même méridien et de se mettre d'accord pour effectuer des mesures au midi vrai de l'ombre d'un gnomon. Voir
ICI

Mesurer la terre à la manière d'Erathostène ( PDF) par l'APMEP : ICI



Pour approfondir : La figure de la terre dans l'Antiquité : ICI

La méthode des ombres, un fichier PDF : ICI

Mesurer la terre: Eratosthène et l'Abbé Picard ( 1668 ), un TD de seconde (PDF) : ICI

685ddb374f8c5bfb5099788595927134.jpgOn attribue aussi à Eratosthène, une méthode éponyme, le crible d'Eratosthène, cette méthode permet d'extraire de tous les nombres entiers, les nombres premiers. En fait le raisonnement est très simple: un nombre premier n'est divisible que par 1 et  lui-même, ainsi dès que l'on en a trouvé un, ses multiples ne peuvent pas être premiers. En débutant ce constat à 2, en barrant ses multiples et en poursuivant à 3, puis à 5, on passe au crible tous les nombres et ne restent que les nombres premiers. Pour visualiser cette méthode, rende-vous encore sur le site " Mathématiques magiques" : ICI

28 septembre 2007

Des vidéos de cours de maths pour le collège

Pour celles que j'ai vues, c'est bien fait. Elles sont réalisées par Logedu . Les caractères imprimés sont parfois difficiles à lire.

Un exemple : la droite des milieux en 4ème

Présentation de l'auteur :
Professeur certifié de mathématiques dans l'est de la France , j'ai le plaisir de vous proposer des cours vidéos couvrant tous les niveaux du collège. Chaque cours comprend une partie "activités" et une lecture commentée de la trace écrite du cours.
Le contenu des vidéos est conforme au programme.

L'ensemble des vidéos : ICI

Le site de l'Association : ICI

 

Les sculptures et les peintures de Bernar Venet

 

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Le site de Bernar Venet : ICI

Ses expositions à Metz : ICI

Info trouvée ICI

La sculpture de la ligne B de Toulouse a été trouvée : ICI

Ligne indéterminée : ICI

De Saint-Nazaire à Bordeaux - Blog-O-Noisettes - des photos : ICI

Une belle photo à ne pas manquer : ICI

A Bordeaux, dans la rue, le blog de Xavier : ICI et le Portfolio : ICI

13 sculptures à Bordeaux : ICI

De belles photos en gros plan : ICI

Vernissage à l'Arsenal : ICI

18:50 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : art

Planche de géométrie - Camus - 1769

Pour rêver un peu, voici cette belle planche de problèmes de géométrie extraite du second volume du cours de Mathématiques " Elemens de Géométrie Théorique et Pratique " de M. Camus de l'Académie Royale des Sciences, de la Société Royale de Londres, Examinateur des Ingénieurs et du Corps Royal, de l'Artillerie, Professeur et Secrétaire perpétuel de l'Académie Royale d'Architecture, Honoraire de l'Académie de Marine. 1769.

Excusez du peu !

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Enoncé correspondant aux figures 396 et 397:

Deux point A et B , visibles ou non visibles l'un de l'autre, étant donnés sur le terrein; trouver tant de points C et D qu'on voudra, qui soient dans l'alignement des deux premiers points A et B.

Paris, capitale mondiale des mathématiques

125dc004ec5942554bfea07971e842de.jpgParis n'est pas uniquement la capitale du luxe ou de la mode. Elle peut aujourd'hui revendiquer un titre moins glamour de capitale des mathématiques. Au Collège de France se réunit le gratin des matheux français, des virtuoses de Harvard, d'Oxford, du MIT ou de Chine. Au menu, quelques happy few dégusteront un exposé de haute volée sur l'algèbre de cohomologie ou le groupe de Lie E8. Le grand public préférera les tentatives de séduction de quelques mathématiciens qui relieront leurs travaux à l'océanographie ou à la cryptologie. On apprendra en biologie que les mouvements et la vie des bactéries suivent un modèle qui se rapproche de l'équation de la chaleur.

Les mathématiques sont la seule discipline où la France figure en second au classement Thomson, derrière les Etats-Unis. C'est pour tenter de conserver cette place de choix que plusieurs laboratoires parisiens lanceront aujourd'hui la Fondation Sciences mathématiques de Paris. Son directeur, Jean-Yves Chemin, assure qu'il s'agit du plus grand regroupement au monde de chercheurs et de doctorants en mathématiques. Les universités Paris-V, Paris-VI, le CNRS, l'ENS, l'université Paris-Dauphine et le Collège de France revendiquent un millier de scientifiques en commun, dont 500 chercheurs, et profitent du nouveau statut de fondation de coopération scientifique offert par la création des réseaux RTRA du pacte pour la recherche. Il permet aux centres de recherche de profiter d'une dotation d'Etat et de mettre des moyens financiers en commun avec la souplesse de la gestion privée.

Attirer les étrangers

Contrairement aux autres RTRA, le réseau mathématique a privilégié l'embauche d'étudiants et de jeunes chercheurs, en particulier des postdoctorants. « Il faut une dizaine d'années de travail intense dans l'enseignement supérieur pour faire un chercheur en mathématiques », explique le texte fondateur du réseau. La fondation mathématique veut profiter de ses statuts pour rivaliser sur le marché de la science mondiale. Les laboratoires publics ont souvent des difficultés pour s'aligner sur les salaires internationaux et donc attirer les meilleurs chercheurs français ou étrangers. La fondation aidera ses laboratoires universitaires à embaucher au taux européen. « Il était jusqu'ici impensable d'attirer des postdocs américains », lâche Jean-Yves Chemin.

La fondation commencera bientôt sa « chasse » aux postdocs, en fonction du calendrier international. Un appel d'offres sera publié en octobre, les candidats se présenteront en décembre pour une sélection en février. Cette année, seuls 5 recrutements auront lieu mais le régime de croisière prévoit 15 postdoctorants. Ceux-ci passeront jusqu'à deux ans à Paris. La souplesse du statut lui permet aussi d'intégrer rapidement des thésards très demandés sans intervention du lourd circuit administratif. La fondation a ainsi permis de financer la venue d'un petit génie australien, une belle prise qui fait la fierté de l'Institut de mathématiques de Jussieu. Alertés par le cas d'un étudiant de vingt ans suffisamment précoce pour faire une thèse si jeune, les responsables de l'IMJ ont contacté ses professeurs. La fondation a pu valider son dossier en 15 jours et le ravir à d'autres universités étrangères rivales. Le même cas de figure s'est produit avec une brillante Italienne qui voulait suivre le cours de Claire Voisin, professeur convoité. La fondation peut s'appuyer sur son école doctorale à Jussieu, qui forme 450 doctorants déjà à 40 % étrangers. « Notre sélection est extrêmement sévère, notre action est très élitiste, nous voulons faire de la haute couture », insiste Jean-Yves Chemin.

Convaincre les entreprises

La fondation veut maintenant convaincre les entreprises d'investir dans les mathématiques. Ses laboratoires travaillent déjà sous contrat avec quelques industriels mais elle souhaite attirer des financements « désintéressés ». « Nous souhaiterions que les entreprises financent les mathématiciens comme elles le font pour l'Orchestre de Paris », espère ce spécialiste des équations de la mécanique des fluides. Les mathématiciens devront convaincre qu'ils ne sont pas les théoriciens que les industriels fuient. La fondation pourra faire valoir que son projet scientifique est très orienté vers les applications, notamment financières.

L'expérience du RTRA inspire d'autres laboratoires tout aussi excellents comme Orsay, l'IHES, l'Ecole polytechnique, l'ENS Cachan ou d'autres, qui y réfléchissent. Selon un mathématicien d'Orsay, cette initiative permettrait de financer des activités supplémentaires comme des conférences, des bourses de masters ou des recrutements étrangers. Les laboratoires franciliens pourraient surtout êtres tentés de s'aligner sur leurs rivaux pour rester visibles et attractifs. La « guerre » du savoir ne fait que commencer en France.

MATTHIEU QUIRET: Les échos.fr : ICI

L'article du Monde : ICI

27 septembre 2007

Dis moi avion comment tu voles ? Introduction à la mécanique du vol - Une histoire de vecteurs

7e696c38170a4f079ac351500bb0ee66.jpgUn très bon exposé interactif de France5 éducation avec des animations  visuelles et sonores. On y trouve un rappel sur les vecteurs ( dont la notion n'est pas si vieille que cela: il est introduit par Hamilton en 1844 !), sur les forces qui s'équilibrent ou non, le vol en palier et la variation des paramètres.


C'est ICI

De la ligne au vecteur, exposé PDF retraçant l'histoire de l'apparition de la notion de vecteur: ICI

Google Reader et fils mathématiques

J'ai utilisé le Reader Google pour agréger beaucoup de flux " mathématiques " de types différents. J'y ai placé les principaux blogs de maths, les principaux sites disposant d'un flux RSS mais aussi les flux RSS de Del.Icio.Us , de Blogmarks et Bookmarks répondant au tag "Mathématiques". Pour les matheux, n'hésitez pas à partager vos liens et vos pages, sur ces différents sites avec le Tag " Mathématiques". Il est donc possible de visualiser en direct les liens mathématiques "épinglés". J'y ai aussi joint la recherche de vidéos répondant à ce même mot clé. Ce flux est disponible, il est présent sur ce blog sous le nom d' "Actualités Mathématiques d'Olivier". La liste des flux qui y est présente apparaît sans la Blogroll à gauche du blog. Elle demande sans doute à être complétée, ce que je ne manquerai pas de faire dès que de nouveaux flux apparaîtront sur le Web.

J'ai pensé aussi à ceux qui aiment un peu moins les maths que les autres, en créant, toujours via le Google Reader, une liste de partage plutôt visuelle, humoristique et poétique. Son alimentation est très simple puisqu'il me suffit, à partir du Reader, d'épingler et de partager, les notes correspondantes. Elles apparaissent ainsi instantanément sur ce que j'ai nommé " Liste de partage de Beverycool " à laquelle on peut aussi s'abonner. J'ai aussi mis le site de Daniel Cecconni en lien direct dans la rubrique " Si vous n'aimez pas trop les maths, baladez-vous par ici...". On y retrouvera de temps en temps " La Vache " de Didier Müller qui me fait trop rire... Je pense que ce type d'initiative peut-être reproduite en vue d'un partage plus structuré des ressources "mathématiques" disponibles  sur le Web.

Je vais me mettre un peu en vacances " de blog " et je remercie au passage tous les auteurs de blogs de maths qui font un boulot remarquable de vulgarisation, dont les blogs sont de vraies sources d'humour, d'érudition et d'infos actualisées en permanence sur le sujet. Je pense que cet enthousiasme permettra de modifier en profondeur l'image des mathématiques. Le nombre important de lecteurs de ces différents blog est en constante augmentation, ce qui semble  indiquer que cette inflexion est en marche et que de telles initiatives suivies dans le temps produiront nécessairement leurs fruits.

26 septembre 2007

Mathématiques appliquées

Le laboratoire LJK est un nouveau laboratoire de Mathématiques Appliquées et d'Informatique créé le 1er Janvier 2007 à Grenoble. Il résulte du regroupement d'équipes de mathématiciens appliqués issues du Laboratoire de Modélisation et Calcul et du LabSAD et de spécialistes d'informatique graphique du laboratoire GRAVIR. Son domaine d'activités est celui des Sciences du Calcul. Calcul et traitement de données sont en effet les caractéristiques communes qui sous-tendent les modèles et des algorithmes conçus dans ses équipes. Ces calculs répondent à des besoins applicatifs dans des domaines variés allant de l'environnement à la finance, en passant par les sciences du vivant et la réalité virtuelle. Le laboratoire est structuré en 3 départements qui correspondent aux champs disciplinaires que nous couvrons.

Le département Géométrie & Images regroupe des équipes spécialisées en modélisation géométrique, traitement, analyse et synthèse d'images et de vidéos et vision par ordinateur. Les équipes du département Modèles et algorithmes déterministes développent des outils pour le calcul numérique et symbolique, les équations différentielles ordinaires ou aux dérivées partielles et l'optimisation. Le département de Statistique regroupe quant à lui des probabilistes, statisticiens et spécialistes de l'analyse des données et du traitement du signal. Le nom du laboratoire fait référence à Jean Kuntzmann (1912-1992) qui fut l'inventeur de l'informatique et des mathématiques appliquées à Grenoble.

Jean Kuntzmann : une courte biographie 

e70056dc926bbd004d274416b1bf7eb8.jpg Créateur du premier laboratoire français de calcul, en 1951, et parallèlement, du premier enseignement d'Analyse Appliquée destiné à former des ingénieurs mathématiciens en 1957, il est à l'origine de la création de l'ENSIMAG en 1960. De formation « classique » (Normalien, major de l'agrégation de mathématiques en 1934), sa vision de l'analyse et de l'algèbre est pour lui très vite indissociable du développement de l'outil informatique, et de la nécessaire ouverture vers l'industrie et les autres disciplines. A son initiative, l'enseignement de la programmation débute en 1956 à Grenoble. La même année, le Laboratoire de Calcul s'équipe d'un ordinateur Bull. Le tryptique Mathématiques-Informatique-Calcul sous-tend aussi ses activités d'enseignement et de recherches, qui vont de l'analyse numérique à l'algèbre de Boole. En se positionnant sur le champ des Sciences du Calcul, le LJK revendique résolument cette vision scientifique à l'interface entre Mathématiques et Informatique, au côté d'autres acteurs du site dans ces disciplines, notamment l'Institut Fourier et le Laboratoire d'Informatique de Grenoble.

Des vidéos et des animations explicatives du travail de ce laboratoire : ICI

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